Julie Eifler-Bolander a débuté sa mission en V.I.E temps partagé en Italie depuis novembre 2025. Elle revient sur sa formation, les entreprises qu’elle accompagne et les raisons qui l’ont poussée à choisir ce format unique pour démarrer sa carrière à l’international.
Sommaire
Qu’est-ce qui t’as motivé à te lancer dans une mission de V.I.E temps partagé avec l’Imed ?
Julie Eifler-Bolander – « A la fin de mes études, je souhaitais démarrer mon parcours professionnel avec une expérience qui soit à la fois responsabilisante et sur le terrain. De plus, j’avais toujours été attirée par le fait de partir travailler à l’étranger, et la possibilité d’accompagner des entreprises françaises ne pouvait être qu’un plus. En découvrant l’Imed et la formule du V.I.E temps partagé, il m’a semblé que c’était finalement exactement ce que je cherchais. Par la suite, c’est en échangeant avec d’autres V.I.E de l’Imed déjà en poste que mon impression s’est confirmée.«
Comment s’est déroulée ta formation et la phase de prospection commerciale avant le départ ?
Julie Eifler-Bolander – « La phase de formation et de prospection commerciale avant le départ a été très intéressante, car j’y ai beaucoup appris. Je n’avais pas de formation ni d’expérience commerciale au préalable, et j’ai donc beaucoup apprécié travailler sur les techniques de prospection, sur l’assurance nécessaire à ce type de missions, mais aussi sur la compréhension des écosystèmes dans lesquels une entreprise évolue quand elle s’exporte – entre les salons professionnels, les évènements des chambres de commerce, et les différentes institutions et réseaux qui peuvent participer au développement d’une entreprise à l’étranger.
En ce qui concerne plus particulièrement la prospection, cette phase m’a permis d’aborder avec sérénité le V.I.E, car j’ai pu me prouver à moi-même que j’étais capable de réussir dans ce type de missions. En effet, j’ai pu comprendre l’importance de l’aspect humain de la prospection, et travailler sur les différentes manières d’approcher des entreprises afin de les convaincre de nous faire confiance. J’ai également eu beaucoup de chance, car j’ai rapidement trouvé ma deuxième entreprise – ce qui m’a conforté dans la stratégie que j’avais adoptée. »
Peux-tu nous présenter brièvement les entreprises que tu accompagnes, et leurs objectifs à l’international ?
Julie Eifler-Bolander – « Dans le cadre de mon V.I.E temps partagé avec l’Imed, j’accompagne deux entreprises dans des secteurs très différents : Hapo et EnerVivo.
Hapo (qui est une marque du groupe Ergosanté) conçoit et produit des exosquelettes passifs qui permettent de soulager les travailleurs et de réduire les troubles musculosquelettiques. Ce sont donc des équipements pouvant être intégrés dans de nombreux secteurs (industrie, santé, logistique, agriculture), et qui visent à protéger la santé des travailleurs tout en préservant la productivité des entreprises. La marque Hapo est déjà distribuée dans de nombreux pays par l’intermédiaire de distributeurs, mais l’objectif est de pouvoir développer plus en profondeur certains marchés limitrophes – notamment l’Espagne, où une autre V.I.E est en poste avec Hapo, et l’Italie.
EnerVivo est un bureau d’étude, développeur et producteur indépendant d’énergies renouvelables, qui se spécialise plus particulièrement sur l’agrivoltaïsme – donc la complémentarité et les synergies entre production agricole et production d’énergie. L’Italie étant un marché très intéressant pour l’agrivoltaïsme – du fait de son potentiel solaire important et du cadre réglementaire de plus en plus favorable -, EnerVivo avait pour ambition de commencer à s’y développer. J’ai donc pour mission de trouver de nouveaux projets en Italie, afin d’aider l’entreprise à s’implanter ici.«
Quelles sont tes premières impressions sur le pays dans lequel tu es installée ?
Julie Eifler-Bolander – « Avant de partir en V.I.E à Turin, j’avais déjà une bonne connaissance de l’Italie – et j’avais véritablement l’envie d’y vivre, car la culture, l’histoire, et la gastronomie italiennes me passionnent. Cependant, je ne connaissais pas du tout le Nord de l’Italie, et j’ai donc eu la bonne surprise de découvrir des régions magnifiques et très agréables à vivre. Turin est une ville vivante et dynamique, qui réaffirme de plus en plus sa dimension de cœur économique dans le Nord-Ouest de l’Italie. C’est également très proche de Milan, véritable capitale économique de l’Italie – ce qui est donc idéal pour les missions du V.I.E.
Vivre en Italie est par ailleurs l’occasion pour moi d’améliorer ma maîtrise de l’italien à un niveau professionnel, et de vivre comme un “local” – dans ce pays souvent connu uniquement du point de vue touristique.«
Qu’attends-tu de cette expérience, aussi bien sur le plan professionnel que personnel ?
Julie Eifler-Bolander – « Etant donné que j’ai choisi ce V.I.E temps partagé pour sa dimension responsabilisante et de terrain, j’attends de cette expérience qu’elle me permette véritablement de me dépasser sur le plan professionnel. J’apprécie beaucoup la confiance que m’accordent les deux entreprises que j’accompagne, et le niveau d’autonomie et d’initiative me permet en fait de découvrir d’une certaine manière plein de métiers et de missions différentes. Lorsqu’un V.I.E est envoyé pour défricher un marché, il doit apprendre à être un véritable couteau suisse – à savoir être capable de passer de l’analyse du marché, à la vente, au développement de réseau et à la gestion de projets.
J’espère donc que cette expérience me permettra également de mieux comprendre ce que je cherche à plus long terme sur le plan professionnel – tout en bénéficiant d’une expérience personnelle très riche, faite de nombreuses rencontres et de belles opportunités de découverte. »
Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui hésite à se lancer dans un V.I.E temps partagé ?
Julie Eifler-Bolander – « Avant toute chose, je pense qu’il est important de savoir si on aime le fait de se “challenger”. Le V.I.E temps partagé est une superbe expérience parce qu’elle permet avant tout de sortir de sa zone de confort, de tester plein de missions professionnelles différentes, de surcroît dans plusieurs secteurs parfois très divers, et d’exercer plus de responsabilités que d’autres postes à niveaux d’âge et d’expérience égaux.
Ainsi, si on est volontaire pour apprendre, découvrir, et partir travailler à l’étranger au service du développement d’entreprises françaises – je dirais qu’il ne faut pas trop hésiter et surtout ne pas s’auto-censurer ! »
Ce témoignage met en lumière tout le potentiel du V.I.E temps partagé porté par l’Imed.
Grâce à son expérience et à son réseau, l’Imed accompagne les entreprises françaises et les jeunes talents dans leurs projets export.
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